Generik

Interview : Bruno Mocher

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Depuis sa création en 2004, la marque low cost Generik a fait des bonds. Et se voit aujourd’hui propulser au 4e rang, sur le marché français de la coloration d’oxydation. Aux commandes : un homme libre  qui a vite compris que pour vivre heureux il ne fallait pas vivre caché…

Au-delà des prix bas qui font la signature de Generik, c’est aussi votre communication qui ne passe pas inaperçue. Quelle est votre stratégie en la matière ?
J’aime étonner, surprendre, voire choquer. Un peu comme dans un couple, je veille à ne pas sombrer dans la routine, le calme, le tiède. Toujours entretenir la flamme.
Je suis une personne qui ose. Et, comme je suis maître à bord, je peux appliquer mes idées, sans demander l’autorisation à qui que ce soit. Je n’ai pas de contrainte dans mes choix, rien qui freine mes idées, ma créativité. Je ne dois rien à personne, j’ai les mains libres. Je ne suis pas obligé d’appeler mon boss pour pouvoir publier une photo sur Facebook ! J’ai dépensé par exemple 70 000 € dans le shampooing des Présidentielles.
Si j’avais eu des actionnaires au-dessus de moi, il aurait fallu que je me justifie, que je donne des preuves de rentabilité… et au final, je ne l’aurais pas fait. Je suis convaincu qu’il y a des gens très créatifs dans des marques concurrentes avec de belles idées mais qui ne peuvent pas s’exprimer car elles ont beaucoup trop de personnes qui décident pour elles. Alors que dans notre entreprise, nous avons la possibilité de dire oui, d’être réactifs. C’est le pouvoir de Generik.

Vos buzz ont en effet marqué les esprits. Vous veillez toujours à ne pas vous faire oublier ?
Vivons heureux, vivons cachés n’est vraiment pas l’adage que j’aime suivre ! Je ne tourne pas avec 200 représentants dans la France. Je n’ai pas de force de vente, il faut donc que je me montre différemment. Le buzz pour moi n’est autre qu’un bouche-à-oreille, une façon de faire circuler un message d’une personne à l’autre, comme si je parlais d’un bon film à un ami, et qu’il parle de ce film à un autre ami, etc. Tout ce que je fais, c’est faire parler…

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Quels sont vos plus beaux buzz ?
Ils ont tous eu leurs impacts… Il y a eu la poudre Déco avec le slogan “Attention ! pas pour le nez, efficace pour les cheveux…”, le comparatif entre deux marques, les selfies Barbapapa qui ont fait leur effet sur les réseaux sociaux… et puis le dernier sur les Présidentielles avec les shampooings à l’effigie des candidats.

D’où vous viennent toutes ces idées ?
Je les trouve en me promenant, rarement depuis mon bureau. Tout m’inspire… que je sois dans un salon professionnel, en voiture ou dans un restaurant. Je glane une image, une situation, des mots, puis je les glisse dans LE dossier bleu, baptisé “Marketing”, sans savoir à l’avance ce que je vais en faire. En août, je l’ouvrirai pour préparer l’année 2018. L’idée des Présidentielles était dans mon dossier d’idées depuis sept ans !

Un nouveau lapin va-t-il bientôt sortir du chapeau ?
Oui. Le plus grand de la Holding Generik ! J’ai signé un très gros chèque pour réussir ce buzz. Quand je suis arrivé sur le marché, personne, à part une marque italienne, ne vendait du 100 ml. Puis une ribambelle de nouvelles petites marques de laboratoires ou de grossistes – près de 35 – ont voulu, elles aussi, surfer sur la vague du low cost, mais pas toujours d’une belle manière, souvent
en dévalorisant l’image de ce marché, avec des produits de mauvaise qualité. Pour prendre de la distance, il fallait taper un grand coup. C’est l’objectif que je veux atteindre avec ce buzz, qui sera dévoilé progressivement sur les réseaux sociaux à partir de juillet.
Vous venez de parler de la Holding Generik, quelle autre marque développez-vous ?
Le groupe Generik développe aujourd’hui deux stratégies : celle du low cost avec Generik et celle du premium avec Identik. Une nouvelle marque très orientée show-biz… comme le buzz qui sortira à la rentrée !

La combinaison : petit prix et grand buzz semblent donc être un bon accélérateur de chiffre d’affaires ?
Nous nous sommes hissés au 4e rang, sur le marché français de la coloration d’oxydation. Et avons atteint, au dernier exercice, un chiffre d’affaires de 9,5 M€. Notre objectif d’ici à deux ans est de passer la barre des 20 M€.

VOTRE PLUS GRANDE RÉUSSITE ? 
C’est celle d’avoir permis de faire gagner de l’argent à mes clients, d’avoir créer un business donnant-donnant. Je suis à la fois heureux et fier quand des clients me remercient d’exister et me disent que sans le profit que leur a apporté Generik, ils auraient fermé boutique. Ma réussite est aussi d’employer 26 collaborateurs et de nourrir 26 familles et de pouvoir donner aux gens que j’aime à volonté, sans compter.

VOTRE PLUS GRAND REGRET OU ERREUR ?
Selon moi, il n’y a jamais vraiment d’erreur. Et surtout aucune erreur qui ait mis en péril ma société ou ma vie personnelle. Même si je ne réussis pas un projet dans son intégralité, qu’il n’aboutisse pas comme je l’avais espéré, j’aurai tout de même appris quelque chose et j’en ressortirai toujours avec du positif.

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