Behind the scene #01

 

En exclusivité, Nicolas Jurnjack, l’incontournable coiffeur studio et de défilé, nous ouvre son journal de bord et nous fait découvrir les dessous d’une prise de vue. Silence, on shoote !

Propos recueilli par Laure-Emmanuelle Bonilla
Photos : © Harper's Bazaar Magazine


“L’idée de cette séance photo était de renouer avec l’esprit des années soixante-dix et l’âge d’or du magazine américain Harper’s Bazaar et de toutes ses extravagances, grand concurrent et ennemi du Vogue. À cette époque le photographe Richard Avedon était la signature du Bazaar et Irvin Penn était celle du Vogue.”

Une conversation peau et cheveux

“Janvier 2014. Je reçois un mail de la haute direction beauté de Bazaar me demandant huit looks coiffure plus une cover beauty pour le numéro de mars. Le défi est de taille : il s’agit tout simplement de marcher dans les pas des grands maîtres et légendes de la coiffure, Alexandre de Paris, Aldo Coppola, Vidal Sassoon, les sœurs Carita… Il faut utiliser les mêmes codes, les adapter à notre époque, sans plagiat. Je propose un photographe, une liste de modèles pouvant incarner les looks, une maquilleuse. J’insiste sur le fait de faire du noir et blanc, d’écarter tout stylisme pour ne pas tomber dans des clichés trop marqués. D’éviter joaillerie et tout autre accessoire. 

Nous voilà en séance, un dimanche neigeux dans un studio de la 17e rue dans l’ouest de Manhattan. Nous commençons vers 11h du matin à photographier et nous rangerons notre matériel à 18h. Zéro stress, rires et bonne humeur, tout était réuni pour un dimanche très cool !

Je n’ai pas touché terre, en mars, quand la direction administrative internationale des éditions Hearst m’a félicitée, m’informant que les images étaient plus qu’à la hauteur de leurs espérances, et que plus d'une centaine de blogs très en vue aux États-Unis avait déjà demandé les droits d’utilisation des images à la sortie du journal.

Le compte Instagram de Nicolas Jurnjack : https://www.instagram.com/nicolasjurnjack/