Leonor Greyl, une belle nature

Caroline Greyl - présidente du groupe

Caroline Greyl - présidente du groupe

Une histoire de famille, née de passions communes : celle de la beauté du cheveu et de la botanique. Actuellement sous l'égide de Caroline Greyl, la maison Leonor Greyl fête ses 50 ans.

 

Une grande chevelure lisse, un regard brun et intense, une énergie communicative…

Tous ceux qui croisent Caroline ou la côtoient, aiment à dire que cette femme-là a une aura extraordinaire. Cette perfectionniste continue d’inventer des réponses aux nouveaux besoins de la clientèle. De cette marque, dotée de plus de 45 produits, on connaît le célèbre Shampooing Crème Moelle de Bambou ou la non moins célèbre huile éponyme. Mais d’autres pépites capillaires font le bonheur de beaucoup de femmes, parmi lesquelles l’Huile de Magnolia qui doit son nom à Claude François – Caroline Greyl, alors petite et fan de l’interprète des Magnolias en aurait soufflé le nom à son père – ou encore la Crème aux Fleurs, lancée en 1973, un low-poo avant-gardiste ! Alors que la marque fête cette année, ses 50 ans, Leonor Greyl continue d’innover avec l’Huile Apaisante, 100 % naturelle, qui soulage les cuirs chevelus sensibles et irrités. Et, une nouvelle version de son produit coiffant phare, le Sérum de Soie Sublimateur. 

Leonor et Jean-Marie au temps de leur rencontre

Leonor et Jean-Marie au temps de leur rencontre


L’histoire de la marque est celle d’une autodidacte espagnole, Leonor Greyl, 
la mère de Caroline, qui part travailler à 14 ans dans une filature à Barcelone. Elle découvre, la France lors du mariage d’une de ses sœurs. Malheureusement, à 18 ans, elle tombe malade et reste en convalescence trois ans au Sanatorium de Saint-Hilaire-du-Touvet. De retour à Paris, elle débarque chez sa sœur et trouve sa voie. Son beau-frère Jacques Courtin qui, à l’époque n’est pas encore M. Clarins, est un pionnier de la beauté féminine. Leonor travaille dans un salon et se découvre un don inné pour les soins des cheveux. À 26 ans, avec son bagout à toute épreuve, elle rencontre, Jean-Marie, un ingénieur chimiste, passionné de plantes et de botanique. Elle l’épouse en 1961. Caroline naît quelques années après. Pour parfaire ce bonheur, Leonor ouvre son salon-institut, place de la Trinité, à Paris, en mai 1968. Un salon dédié aux soins naturels, où l’accent est mis sur le respect et la santé du cuir chevelu. Le succès arrive illico : “ L’idée était vraiment nouvelle”, s’amuse Leonor Greyl, du haut de ses 86 printemps. Mais, l’ouverture du salon est mal tombée ! Avec les événements de mai 68 et ses pénuries d’essence et d’eau, on a eu trois mois de moments mémorables. Je me souviens que l’on faisait chauffer des casseroles d’eau chaude pour rincer les shampoings des clientes.”

Toujours beaucoup de bienveillance de la part de Leornor Greyl vis-à-vis de sa fille, Caroline

Toujours beaucoup de bienveillance de la part de Leornor Greyl vis-à-vis de sa fille, Caroline


Très vite, la jeune femme cherche des produits différents. Jean-Marie commence à développer des recettes de plantes en poudre lyophilisées. De même, mélangées à de l’huile de germe de blé, les plantes se bonifient. L’idée de lancer une ligne de produits de qualité avec des ingrédients actifs et naturels devient incontournable. Avec son diplôme de pharmacien en poche, Jean-Marie développe les produits pour cheveux. Quant à Leonor, elle passe son BP, puis déménage l’institut, rue Tronchet, au premier étage d’un immeuble bourgeois. Une fierté pour cette femme qui n’est jamais allée à l’école. La presse féminine plébiscite les produits après que les plus grands coiffeurs les aient utilisés. Alors, l’histoire de Caroline Greyl est celle d’une petite fille qui a grandi dans le salon de sa maman, Leonor Greyl. Après des études commerciales aux États-Unis, elle développe avec succès, la marque à l’export et rencontre son futur mari, un biologiste californien, David Thomas Brooks. Alors forcément, il apporte sa pierre à l’édifice des produits. Le shampoing Baby Don’t Cry aux fleurs d’oranger est arrivé pour fêter dignement la naissance de Gabriel, leur fils. Le conte de fée continue.

Les huiles mythiques de Leonor Greyl.

Les huiles mythiques de Leonor Greyl.


Depuis, Caroline Greyl, cette femme de terrain a puisé, sa force dans sa passion. Elle devient en 2001, présidente et dirige toujours avec la même exigence et un vrai humanisme le groupe. Présente dans une quarantaine de pays (sauf en Chine car, Caroline est contre les tests sur animaux), dans 500 salons en France et avec un chiffre d’affaires en 2017 de 9 millions d’euros, la maison fait aujourd’hui figure de précurseur dans de la beauté, guidée par la sélection des ingrédients, son engagement pour le respect de l’environnement et son expertise.

Les préparations à base de plantes naturelles de Jean-Marie Greyl.

Les préparations à base de plantes naturelles de Jean-Marie Greyl.


Quelques dates à retenir

1968 : création de la marque, ouverture en mai du premier salon Leonor Greyl et lancement du premier produit : l’Huile de Germe de Blé, élaborée pour rééquilibrer les cuirs chevelus gras.

1971 : sortie de l’Huile de Palme et l’Huile de Magnolia… Un nom tout trouvé par Caroline, en hommage à la chanson de Claude François.

2016 : Crème de Soin à l’Amarante.
2018 : 50 ans de beauté naturelle et de passion familiale.


Parmi tous vos produits, quel est celui ou ceux qui ne vous quittent jamais ?

Leonor Greyl : “L’Huile de Leonor Greyl, sans hésiter. À base de coprah, elle est enrichie d’un extrait de noix de mongongo (arbre originaire d’Afrique australe), ultra riche en vitamine E, antioxydante et protectrice. J’utilise aussi régulièrement, le Tonique Vivifiant pour mes cheveux très fins.”

Caroline Greyl : “L’Huile de Magnolia. Je l’emmène partout même en vacances. Je me démaquille même avec ! Le parfum me rappelle aussi et surtout mon enfance. Pour les shampoings, j’aime changer régulièrement de produits. ”

Par Joséphine Hopper



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